Le 4 décembre 1977 : sacre de Bokassa à Bangui en Centrafrique
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Ce jour là, Jean Bedel Bokassa, ex-capitaine de l'armée française et président à vie de la république Centrafricaine depuis 1972 se fait couronner empereur.
Bokassa, metteur en scène de son propre sacre, a revêtu une tenue de maréchal, réplique de celle de Ney lors du sacre de Napoléon 1er. Parmi les 5000 invités, aucun chef d'État officiel. Robert Galley, ministre de la Coopération, représente la France. La cérémonie coûte 140 millions de F, soit le cinquième du budget du pays.
Bokassa 1er donne le titre de princes et de princesses à son oncle maternel, à sa soeur Catherine et à ses 59 enfants.
L'empereur Bokassa 1er instaure un pouvoir autoritaire et répressif. Les opposants sont torturés et massacrés. Entre 1966 et 1979, Bokassa bénéficie d'une étrange et inexplicable compréhension des autorités françaises, particulièrement indulgentes à son égard.
En septembre 1979, David Dacko renversé en 1966 par Bokassa s'empare du pouvoir.
Bokassa obtient l'asile en Côte-d'Ivoire. Condamné à mort par contumace, ses complices sont exécutés en 1981. En décembre 1983, Bokassa s'installe en France. Il rentre en Centrafrique en octobre 1986 et est immédiatement arrêté. Il est condamné à mort, puis à la prison à perpétuité, puis à 10 ans de réclusion et finalement gracié en 1993.
En 1979, " Le Canard enchaîné " sort l'affaire des diamants. Valéry Giscard d'Estaing, alors ministre des Finances aurait reçu en 1973 une plaquette de diamants de la part de Bokassa. Ce cadeau "empoisonnera" VGE de longues années...